A 85 ans, et après différents problèmes de santé rencontrés ces dernières années, Alain Delon opterait sans rechigner pour l’euthanasie.

Alain Delon ne la cache pas. L’euthanasie et le suicide assisté sont pour lui des options auxquelles les personnes souffrantes en fin de vie devraient pouvoir avoir recours lorsqu’elles l’estiment nécessaire. Le célèbre acteur a d’ailleurs partagé son avis sur la question lors d’un entretien avec Paris Match.

Un propos que Matin France a rappelé cette semaine dans sa parution. « Il a dit oui au suicide assisté », indique la publication avant de citer l’acteur: « Je suis pour », avait déclaré Alain Delon qui a été victime d’un AVC à l’été 2019. Suite à ce problème de santé, il s’était effacé de la vie public et ses fans ne recevaient plus de ses nouvelles qu’au travers de ses enfants.
« D’abord parce que je vis en Suisse, où l’euthanasie est possible et aussi parce que je trouve que c’est la chose la plus logique et la plus naturelle qui soit », a ajouté le père d’Anthony Delon pour qui, à partir d’un certain âge, toute personne a le droit de s’en aller tranquillement sans devoir passer par les hôpitaux.

« C’est une question d’âge, une question d’époque », a soutenu Alain Delon qui s’est aussi exprimé sur la disparition de son ex-femme, Nathalie, la mère de son premier fils, décédée des suites d’un cancer du pancréas. Elle aussi a décidé du moment où elle devait partir. « Nous n’avons pas prononcé un seul mot. Nous nous sommes assis l’un en face de l’autre. Je l’ai regardée. J e l’ai vue mourir », explique-t-il.

« J’étais au courant. Je savais qu’elle allait partir, je savais qu’elle l’avait décidé. Elle pensait que ça ne sert à rien d’être ici quand on ne peut plus rien faire. Et je lui disais qu’elle avait raison. Et que je serais malheureux après quand elle serait partie », a confié l’acteur qui partage depuis quelques mois sa vie avec une Japonaise nommée Hiromi.

Récemment, l’acteur a aussi fait face à la disparition d’un ami de longue date, Jean-Paul Belmondo décédé le 6 septembre dernier. « Je suis fracassé », confiait alors Alain Delon sur les ondes d’Europe 1. « Ca m’a fait un mal fou », avait-il encore lâché indiquant qu’il venait de perdre « un ami, un grand-frère ». « Ca faisait 60 ans qu’on se connaissait, 60 ans qu’on travaillait ensemble, 60 ans qu’on était proches l’un de l’autre ».